Sur Les Luminaires d'Eleanor Catton

Eleanor Catton n'a pas encore 30 ans et déjà elle nous livre un coup de maître. Les luminaires, son deuxième roman, lui a permis de remporter le prix Man Booker et le Prix littéraire du Gouverneur général. Ces honneurs sont justifiés puisqu'il s'agit d'un roman combinant de grandes qualités littéraires et une intrigue prenante.

L'auteure y dresse habilement le portrait d'une Nouvelle-Zélande à l'époque de la ruée vers l'or, peuplée d'hommes en quête de réussite et de richesse. D'ailleurs, l'écriture agréablement surannée que Catton a choisi d'employer, qui nous rappelle les grands écrivains du XIXe siècle, s'accorde bien à la trame historique du récit.

Cette histoire complexe nous entraîne auprès de douze individus, réunis en une assemblée secrète afin de faire la lumière sur les phénomènes des derniers jours. Un riche propriétaire a disparu, un ermite a été retrouvé mort, et une prostituée a tenté de s'enlever la vie. Ces trois événements semblent étrangement liés les uns aux autres.

Les personnages se révèlent au fil des pages tandis que le rythme s'accélère et que nous, lecteurs, devenons littéralement captifs de ce récit surprenant. Ne nous reste plus qu'à nous laisser porter par cette aventure qui semble avancer en tournant sur elle-même, à la façon d'un astre, nous permettant de découvrir des aspects de l'histoire sous un nouvel angle, un nouvel éclairage.

Un roman fascinant sur la force du destin.

Audrey Martel, Librairie L'Exèdre (Trois-Rivières)